Nous sommes le
Place publique #15 est en vente
Édito : Art contemporain : les atouts de 2012
Contexte > Biennale d’art contemporain de Rennes à l’automne 2012 ; ouverture du Fonds régional d’art contemporain (Frac) à Beauregard début 2012 ; installation des Archives de la critique d’art à Rennes en mai 2011 ; incertitude sur l’avenir du centre d’art contemporain La Criée ; arrivée d’une nouvelle direction au musée des beaux-arts en 2012 ; projet d’un espace d’exposition de 700 m2 sur le site de la Brasserie Kronenbourg en 2015… L’actualité de l’art contemporain à Rennes est particulièrement riche en nouveautés. L’occasion pour Place Publique de dresser dans ce numéro un état des lieux. Et de s’interroger sur les forces et les faiblesses de la « scène » rennaise.
C’est la réflexion d’une amie vivant à Rennes. « Quand je vais à Venise et que je vois le drapeau breton flotter sur le palais Grassi, cela me fait mal au ventre ». Traduisez : pourquoi le milliardaire breton François Pinault est-il allé “exiler” sa fabuleuse collection dans la cité des Doges au lieu de l’installer à Rennes ? Imaginez Rennes accueillant juste un morceau de ce trésor et se dotant d’une sorte de Guggenheim faisant briller dans la galaxie mondiale le nom de la capitale bretonne ! Le syndrome Bilbao.
Beaucoup en ont rêvé et en rêvent encore. Fantasme d’autant plus tenace qu’il se nourrit d’un récit aux allures de légende urbaine. Il y a quelques années le prestigieux collectionneur aurait proposé - à la Ville ? Au Département ? à la Bretagne ? - un projet qu’il a vite remballé devant l’accueil plutôt frais de ses interlocuteurs. Et notre mécène transi de se « replier » sur le football rennais et sur sa villégiature de Dinard où, l’été venu, le Palais des arts exhibe avec succès des œuvres puisées dans la « François Pinault Foundation ». Est-ce sur la côte d’Emeraude que les choses désormais vont se passer ? Comme par hasard la Ville de Rennes reconnaît être en train d’opérer un « rapprochement culturel » avec Dinard…
Y a-t-il eu un rendez-vous manqué de Rennes avec Pinault ? Tout est-il perdu ? Une chose est sûre, cette attente d’un « messie » appelé à doper l’image contemporaine de la ville est révélatrice. Elle révèle un désir et un manque souvent exprimés par le milieu culturel local : le désir, c’est que la mariée soit plus belle. Le manque… Nous y viendrons. Avant, il faut examiner de plus près la mariée, à savoir l’étonnant potentiel dont cette ville dispose, les cartes qu’elle a en main, les atouts indéniables que chacun s’accorde à lui reconnaître dans le domaine de l’art contemporain.
Le poids des étudiants et des enseignants
Atout numéro 1, la vitalité d’une jeunesse avide d’explorer les territoires nouveaux de l’art. Cela grâce à ce moteur de la créativité que représente la double filière de formation et de recherche : l’université de Rennes 2 et l’École des beaux-arts. Une chance pour cette ville. D’abord par la masse d’étudiants que cela représente : soit 3 250 si l’on additionne les 2 900 étudiants en art de la fac, dont 1 000 en arts plastiques et 740 en histoire de l’art, et les 350 de l’école des Beaux-arts.. Sait-on que le département arts plastiques de Rennes 2 est numériquement le plus important des douze départements universitaires du même type existant en France ? Sait-on que l’École des beaux-arts devenue École européenne supérieure d’art de Bretagne est la seule dans le pays à être parvenue à fusionner quatre écoles (Brest, Quimper, Lorient) et à acquérir du même coup une dimension qui la hisse au niveau des meilleures écoles européennes ?
À cet effet masse, il faut ajouter une réputation d’excellence qui n’est sans doute pas usurpée et qui tient à la qualité des enseignants. Sans énumérer ici des noms devenus notoires dans le champ de la pensée et du savoir artistique, accordons crédit au professeur Jean-Marc Poinsot, l’un des grands spécialistes de l’art contemporain, quand il dit que, dans le domaine de l’histoire de l’art, « Rennes occupe une position unique avec une douzaine de spécialistes pointus et reconnus. » Autre carte d’excellence, notre vaste complexe éducatif propose des formations professionnalisantes. Citons le master 2 « Métiers et arts de l’exposition » de Rennes 2. Sa réputation est établie nationalement. « Les professionnels formés à Rennes 2 s’envolent ensuite vers d’autres horizons. De nombreux directeurs de centres d’art et de Frac qui exercent aujourd’hui en France ont été formés » à Rennes », indique Patrice Goasduff, responsable de la galerie 40mcube. « En France, la plupart des acteurs du réseau sont passés par ici. Rennes 2 est une vraie pépinière en arts plastiques », estime lui aussi Didier Lamandé, le président de l’association Art contemporain en Bretagne (ACB).
Avant de rayonner nationalement, ce réservoir éducatif rennais irrigue toute la ville. On retrouve les étudiants dans une foule d’initiatives artistiques locales. Et quelques années plus tard, on les revoit travaillant dans des spécialités les plus diverses au sein de structures culturelles de toutes sortes. À ce sujet, il faut en finir avec un lieu commun tenace qui voudrait que les études artistiques « ne débouchent sur rien » (à part le professorat). Philippe Hardy, le directeur des beaux-arts ou Christophe Viart, de Rennes 2, l’assurent en chœur : « Nos étudiants trouvent des débouchés et du travail ».
Un volontarisme municipal
Atout numéro 2 de Rennes : la politique volontariste menée par la Ville depuis plusieurs décennies. À la fin des années 70, la municipalité Hervé s’est lancée dans l’aventure avec un dispositif – ininterrompu depuis – de commande publique d’œuvres d’art. Double intérêt : elle permet de mettre l’art sous le regard de tous et elle fournit du travail aux artistes. Cette politique instaure une forme de familiarité, osons dire d’ « amitié », entre le tissu urbain et la création contemporaine dans ce qu’elle peut avoir de plus surprenant.
La Ville ne s’arrête pas là. Disposant d’un conseiller aux arts plastiques, elle dote régulièrement un Fonds communal d’art contemporain fort de 300 œuvres achetées depuis 1978 à des jeunes artistes, en y consacrant aujourd’hui un budget de 25 000 euros par an. Ces œuvres visibles dans les bâtiments publics font parfois l’objet d’expositions au Thabor ou à la Criée. De même, la mairie possède une trentaine d’ateliers d’artistes, parfois avec logements, disséminés dans les quartiers, qu’elle met à la disposition de jeunes créateurs.
Et puis il y a le soutien aux associations. Surtout pour animer et diffuser l’art dans les quartiers. Triangle, Grand Cordel, Colombier,… La création s’éclate. Un mot d’ordre, côté mairie : « Nous ne régentons pas. Nous soutenons les initiatives que l’on nous soumet, si nous les considérons comme intéressantes », indique l’adjoint à la culture René Jouquand.
Enfin le meilleur pour la fin : la Criée. Un centre d’art contemporain « municipal » fiché au cœur des halles centrales. Certes, il y a malaise et inquiétude autour du sort de cet équipement majeur (voir pp. 14 et 15). Mais auparavant, il faut, là encore, parler d’excellence. Depuis douze ans, sous la direction de Larys Frogier, aujourd’hui sur le départ pour Shanghai, ce CAC (Centre d’art contemporain) s’est fait un nom dans l’hexagone : au carrefour de la recherche, de la production d’œuvres originales et de la diffusion, la Criée se situe à l’avant-garde. Cette renommée est due à une configuration très rare dans le pays qui consistait à avoir un directeur qui soit à la fois proche de l’université. Larry Frogier donnait des cours à Rennes 2. D’où passerelles, vitalité et émulation réciproque.
Les initiatives privées au rendez-vous
Atout numéro 3 : la force de l’initiative privée. Vous connaissez beaucoup de villes où un chef d’entreprise donne un million d’euros pour une biennale d’art contemporain ? C’est le cas de Rennes. Bruno Caron, patron de Norac industries, une holding de sociétés agroalimentaires, s’investit dans l’art par passion et par intérêt pour le mécénat. Il a lancé la biennale en 2008. Sa troisième édition a lieu à l’automne dans l’ancien siège de France Télécom et dans le nouveau Frac de Beauregard. Outre l’afflux du public (autour de 50 000 visiteurs), le grand intérêt de cette manifestation est de fédérer toutes les forces vives de la place. Outre les collectivités qui ajoutent un million d’euros à la contribution de Norac, la plupart des acteurs rennais de l’art sont de la partie.
Mais Bruno Caron n’est pas le seul «privé» à être dans la danse. Un point fort de la ville reste la galerie Oniris, rue d’Antrain, créée il y a 25 ans par Yvonne Paumelle, une pionnière. La boutique présente des signatures prestigieuses. Chère aux collectionneurs, aux étudiants et aux curieux, Oniris est la seule galerie dans le grand Ouest à avoir un stand dans les grandes foires internationales. Par ailleurs, un mouvement est en train de s’amorcer en faveur de la commande privée. Deux exemples dans la ville : le groupe de BTP Legendre a commandé deux œuvres à des jeunes artistes pour son nouveau siège social de la Courrouze. Le patron des Mc Do de Rennes, Mario Piromalli, fait travailler le sculpteur Georges Fortuna, de l’Élaboratoire, pour implanter des sculptures monumentales devant ses restaurants. Il y a là une tendance assez nouvelle et prometteuse.
L’arrivée du Frac
Atout numéro 4, l’arrivée du Frac. Belle et grande affaire, le Fonds régional d’art contemporain de Bretagne quitte Châteaugiron et s’installe à Rennes, dans la Zac de Beauregard, à proximité des stèles d’Aurélie Nemours. La nouveauté est que, dans son superbe bâtiment, le nouveau Frac dispose d’une salle d’exposition de 1 000 m2. Et, c’est un luxe, va pouvoir présenter régulièrement des œuvres puisées parmi les 5 000 pièces de ses réserves. Un indéniable acquis pour Rennes et pour l’accès du public à l’art contemporain. Notons que ce déménagement, prévu pour le premier semestre, s’accompagne aussi d’un autre transfert depuis Châteaugiron : celui des Archives de la critique d’art qui a pris les devants en s’installant à Rennes il y a quelques mois. Il s’agit là d’une institution remarquable et unique au monde rassemblant et exploitant les écrits des critiques d’art.
Pour en terminer avec ce catalogue des atouts de la ville, restent deux choses à évoquer : la présence à Rennes « d’une scène artistique émergente reconnue nationalement ». Des jeunes artistes en pointe, formés ici, partis d’ici, rayonnent dans le pays. C’est ce que constate pour s’en réjouir Patrice Goasduff, responsable de la galerie 40mcube qui se trouve elle-même aux avant-postes de ce mouvement. Deuxième constat, essentiel : ici, toutes les lieux agissant dans le champ de l’art actuel ont une habitude du « faire ensemble ». Tout le monde travaille avec tout le monde : le musée avec le Triangle, 40mcube avec la fac, l’École des beaux-arts avec la Criée, la Criée avec le musée, etc. Christophe Viart, de Rennes 2, souligne « le privilège » d’une ville comme Rennes qui peut « se prévaloir d’une pluralité de structures distinctes, en situation de travailler “en bonne intelligence” sans être ni superposables ni concurrentielles. »
Manque de visibilité ?
Donc tout va bien pour l’art à Rennes. Chacun s’accorde sur le « formidable potentiel de la ville ». Mais dans le même temps, pointe un « manque » de quelque chose. À entendre les personnes consultées dans le cadre de ce dossier, il manque une « mayonnaise », il manque un affichage plus visible, il manque une ligne directrice, il manque une personnalité ou un événement phare, il manque un peu d’audace… Plus en détail et en vrac : il manque une artothèque, il manque des collectionneurs et des galeries, il manque une politique plus résolue au Musée des beaux-arts…
En gros on reproche à Rennes les défauts de ses qualités. La qualité qu’elle possède et qui dans le monde d’aujourd’hui ne suffit plus, c’est la modestie. Philippe Hardy, directeur de l’École des beaux-arts est revenu dans la ville après quinze ans d’absence : « J’observe que Rennes est toujours une ville sérieuse, une ville où l’on travaille, où l’on expérimente… Mais on n’y fait pas de clinquant et on ne se fait pas assez valoir comme s’il y avait une sorte de fausse humilité alors même que nous avons des choses à revendiquer. »
Rennes besogneuse et pas clinquante
À ce stade, immanquablement, Rennes se compare à Nantes qui semble adopter le jeu inverse, celui de la com’. L’artiste Yves Trémorin ironise sur « l’astuce nantaise d’avoir transformé les œuvres d’art en patrimoine touristique avec Estuaires, un public nombreux et des budgets pharamineux. » Déficit de communication de Rennes ? Question de tempérament. Philippe Hardy qui a travaillé à Turin s’amuse de « la dualité Rennes-Nantes que l’on retrouve en Italie avec la dualité Turin-Milan. Turin la besogneuse, Milan la clinquante… »
Ce côté « besogneux » voire « obscur », l’adjoint à la culture le revendique clairement. René Jouquand : « Oui, la culture peut être utile pour le rayonnement. Mais moi, je préfère travailler la présence des activités dans la cité. Qu’après, cela entraîne des effets d’image, très bien, mais il ne faut pas inverser les choses et mettre la communication avant la réalisation. Nous, nous voulons des manifestations culturelles ancrées dans le territoire, sans exclusion sociale. Plutôt que de s’afficher, nous préférons œuvrer pour des interventions dans les quartiers ».
Pour louable qu’elle soit, cette modestie « rennaise » a son revers. Elle produit une image un peu floue. En faisant le choix de se situer davantage dans une fonction d’accompagnement que dans un rôle de locomotive, la Ville se voit reprocher par le « milieu » un manque d’affirmation, de leadership et de ligne claire. Lisibilité défaillante, accusent la plupart les acteurs, selon une posture d’ailleurs contradictoire puisque les mêmes qui revendiquent que la mairie soit davantage moteur ou leader s’effaroucheraient de la voir empiéter sur les prérogatives du monde de l’art.
La Criée fait des vagues
Avant l’automne le modus vivendi fonctionnait sans accroc jusqu’à ce que surgisse l’« affaire » de la Criée. La mairie, face à l’arrivée du Frac, a décidé de renoncer à transférer la Criée dans la future salle de la brasserie Saint-Hélier et suggère avec insistance que cette Criée fasse désormais cause commune avec le Frac. Emoi dans les rangs. Est-ce la mort de la Criée ? Larys Frogier, le directeur, décide dans le même temps de faire ses valises pour Shanghai. Curieusement la grogne du milieu s’exprime en sourdine sans que pour l’instant une seule, nous disons bien une seule déclaration publique se soit sortie de la bouche de quelque opposant que ce soit. On se contente de la parole mesurée et prudente de René Jouquand (voir son interview p. 15). Donc, silence dans les rangs. Comme le silence qui a suivi le discours de l’adjoint à la culture lors du dernier vernissage à la Criée (le 18 novembre), contrastant avec les applaudissements qui ont accompagné ce soir-là les dernières paroles du directeur.
Est-on en train de casser l’outil centre d’art contemporain au nom des économies budgétaires ? Certains le pensent et redoutent la perte de substance et d’autonomie d’un lieu emblématique de Rennes. En tout cas, nombreux sont ceux qui souhaitent que la ville consulte tous les acteurs et qu’il y ait une vraie « mise à plat » de toutes ces questions. Tous défendent l’idée que le lien qui unit toutes les structures actuelles, chacune dans sa fonction, forme un cercle vertueux. Mais c’est aussi un cercle fragile qu’il serait dommage de rompre.
Rien n’est encore fait. D’une part la Ville se donne deux ans pour discuter et décider. D’autre part, la directrice du Frac, se montre très réservée quand à la « mutualisation » de son nouvel équipement avec la Criée. « Ce n’est pas notre vocation », confie Catherine Elkar à Place Publique.
Aux frustrations rennaises du moment, ont peut penser que 2012 apportera des réponses. Un nouveau responsable à la Criée, un nouveau directeur au musée des beaux-arts. Mais surtout, deux événements majeurs qui vont secouer le paysage : la naissance du Frac et la tenue de la Biennale de Rennes. Ensemble et chacun à leur façon, ces deux rendez-vous ne peuvent qu’accroître la place de l’art contemporain à Rennes. Lequel est loin d’avoir dit son dernier mot.
C’est la réflexion d’une amie vivant à Rennes. « Quand je vais à Venise et que je vois le drapeau breton flotter sur le palais Grassi, cela me fait mal au ventre ». Traduisez : pourquoi le milliardaire breton François Pinault est-il allé “exiler” sa fabuleuse collection dans la cité des Doges au lieu de l’installer à Rennes ? Imaginez Rennes accueillant juste un morceau de ce trésor et se dotant d’une sorte de Guggenheim faisant briller dans la galaxie mondiale le nom de la capitale bretonne ! Le syndrome Bilbao.
Beaucoup en ont rêvé et en rêvent encore. Fantasme d’autant plus tenace qu’il se nourrit d’un récit aux allures de légende urbaine. Il y a quelques années le prestigieux collectionneur aurait proposé - à la Ville ? Au Département ? à la Bretagne ? - un projet qu’il a vite remballé devant l’accueil plutôt frais de ses interlocuteurs. Et notre mécène transi de se « replier » sur le football rennais et sur sa villégiature de Dinard où, l’été venu, le Palais des arts exhibe avec succès des œuvres puisées dans la « François Pinault Foundation ». Est-ce sur la côte d’Emeraude que les choses désormais vont se passer ? Comme par hasard la Ville de Rennes reconnaît être en train d’opérer un « rapprochement culturel » avec Dinard…
Y a-t-il eu un rendez-vous manqué de Rennes avec Pinault ? Tout est-il perdu ? Une chose est sûre, cette attente d’un « messie » appelé à doper l’image contemporaine de la ville est révélatrice. Elle révèle un désir et un manque souvent exprimés par le milieu culturel local : le désir, c’est que la mariée soit plus belle. Le manque… Nous y viendrons. Avant, il faut examiner de plus près la mariée, à savoir l’étonnant potentiel dont cette ville dispose, les cartes qu’elle a en main, les atouts indéniables que chacun s’accorde à lui reconnaître dans le domaine de l’art contemporain.
Le poids des étudiants et des enseignants
Atout numéro 1, la vitalité d’une jeunesse avide d’explorer les territoires nouveaux de l’art. Cela grâce à ce moteur de la créativité que représente la double filière de formation et de recherche : l’université de Rennes 2 et l’École des beaux-arts. Une chance pour cette ville. D’abord par la masse d’étudiants que cela représente : soit 3 250 si l’on additionne les 2 900 étudiants en art de la fac, dont 1 000 en arts plastiques et 740 en histoire de l’art, et les 350 de l’école des Beaux-arts.. Sait-on que le département arts plastiques de Rennes 2 est numériquement le plus important des douze départements universitaires du même type existant en France ? Sait-on que l’École des beaux-arts devenue École européenne supérieure d’art de Bretagne est la seule dans le pays à être parvenue à fusionner quatre écoles (Brest, Quimper, Lorient) et à acquérir du même coup une dimension qui la hisse au niveau des meilleures écoles européennes ?
À cet effet masse, il faut ajouter une réputation d’excellence qui n’est sans doute pas usurpée et qui tient à la qualité des enseignants. Sans énumérer ici des noms devenus notoires dans le champ de la pensée et du savoir artistique, accordons crédit au professeur Jean-Marc Poinsot, l’un des grands spécialistes de l’art contemporain, quand il dit que, dans le domaine de l’histoire de l’art, « Rennes occupe une position unique avec une douzaine de spécialistes pointus et reconnus. » Autre carte d’excellence, notre vaste complexe éducatif propose des formations professionnalisantes. Citons le master 2 « Métiers et arts de l’exposition » de Rennes 2. Sa réputation est établie nationalement. « Les professionnels formés à Rennes 2 s’envolent ensuite vers d’autres horizons. De nombreux directeurs de centres d’art et de Frac qui exercent aujourd’hui en France ont été formés » à Rennes », indique Patrice Goasduff, responsable de la galerie 40mcube. « En France, la plupart des acteurs du réseau sont passés par ici. Rennes 2 est une vraie pépinière en arts plastiques », estime lui aussi Didier Lamandé, le président de l’association Art contemporain en Bretagne (ACB).
Avant de rayonner nationalement, ce réservoir éducatif rennais irrigue toute la ville. On retrouve les étudiants dans une foule d’initiatives artistiques locales. Et quelques années plus tard, on les revoit travaillant dans des spécialités les plus diverses au sein de structures culturelles de toutes sortes. À ce sujet, il faut en finir avec un lieu commun tenace qui voudrait que les études artistiques « ne débouchent sur rien » (à part le professorat). Philippe Hardy, le directeur des beaux-arts ou Christophe Viart, de Rennes 2, l’assurent en chœur : « Nos étudiants trouvent des débouchés et du travail ».
Un volontarisme municipal
Atout numéro 2 de Rennes : la politique volontariste menée par la Ville depuis plusieurs décennies. À la fin des années 70, la municipalité Hervé s’est lancée dans l’aventure avec un dispositif – ininterrompu depuis – de commande publique d’œuvres d’art. Double intérêt : elle permet de mettre l’art sous le regard de tous et elle fournit du travail aux artistes. Cette politique instaure une forme de familiarité, osons dire d’ « amitié », entre le tissu urbain et la création contemporaine dans ce qu’elle peut avoir de plus surprenant.
La Ville ne s’arrête pas là. Disposant d’un conseiller aux arts plastiques, elle dote régulièrement un Fonds communal d’art contemporain fort de 300 œuvres achetées depuis 1978 à des jeunes artistes, en y consacrant aujourd’hui un budget de 25 000 euros par an. Ces œuvres visibles dans les bâtiments publics font parfois l’objet d’expositions au Thabor ou à la Criée. De même, la mairie possède une trentaine d’ateliers d’artistes, parfois avec logements, disséminés dans les quartiers, qu’elle met à la disposition de jeunes créateurs.
Et puis il y a le soutien aux associations. Surtout pour animer et diffuser l’art dans les quartiers. Triangle, Grand Cordel, Colombier,… La création s’éclate. Un mot d’ordre, côté mairie : « Nous ne régentons pas. Nous soutenons les initiatives que l’on nous soumet, si nous les considérons comme intéressantes », indique l’adjoint à la culture René Jouquand.
Enfin le meilleur pour la fin : la Criée. Un centre d’art contemporain « municipal » fiché au cœur des halles centrales. Certes, il y a malaise et inquiétude autour du sort de cet équipement majeur (voir pp. 14 et 15). Mais auparavant, il faut, là encore, parler d’excellence. Depuis douze ans, sous la direction de Larys Frogier, aujourd’hui sur le départ pour Shanghai, ce CAC (Centre d’art contemporain) s’est fait un nom dans l’hexagone : au carrefour de la recherche, de la production d’œuvres originales et de la diffusion, la Criée se situe à l’avant-garde. Cette renommée est due à une configuration très rare dans le pays qui consistait à avoir un directeur qui soit à la fois proche de l’université. Larry Frogier donnait des cours à Rennes 2. D’où passerelles, vitalité et émulation réciproque.
Les initiatives privées au rendez-vous
Atout numéro 3 : la force de l’initiative privée. Vous connaissez beaucoup de villes où un chef d’entreprise donne un million d’euros pour une biennale d’art contemporain ? C’est le cas de Rennes. Bruno Caron, patron de Norac industries, une holding de sociétés agroalimentaires, s’investit dans l’art par passion et par intérêt pour le mécénat. Il a lancé la biennale en 2008. Sa troisième édition a lieu à l’automne dans l’ancien siège de France Télécom et dans le nouveau Frac de Beauregard. Outre l’afflux du public (autour de 50 000 visiteurs), le grand intérêt de cette manifestation est de fédérer toutes les forces vives de la place. Outre les collectivités qui ajoutent un million d’euros à la contribution de Norac, la plupart des acteurs rennais de l’art sont de la partie.
Mais Bruno Caron n’est pas le seul «privé» à être dans la danse. Un point fort de la ville reste la galerie Oniris, rue d’Antrain, créée il y a 25 ans par Yvonne Paumelle, une pionnière. La boutique présente des signatures prestigieuses. Chère aux collectionneurs, aux étudiants et aux curieux, Oniris est la seule galerie dans le grand Ouest à avoir un stand dans les grandes foires internationales. Par ailleurs, un mouvement est en train de s’amorcer en faveur de la commande privée. Deux exemples dans la ville : le groupe de BTP Legendre a commandé deux œuvres à des jeunes artistes pour son nouveau siège social de la Courrouze. Le patron des Mc Do de Rennes, Mario Piromalli, fait travailler le sculpteur Georges Fortuna, de l’Élaboratoire, pour implanter des sculptures monumentales devant ses restaurants. Il y a là une tendance assez nouvelle et prometteuse.
L’arrivée du Frac
Atout numéro 4, l’arrivée du Frac. Belle et grande affaire, le Fonds régional d’art contemporain de Bretagne quitte Châteaugiron et s’installe à Rennes, dans la Zac de Beauregard, à proximité des stèles d’Aurélie Nemours. La nouveauté est que, dans son superbe bâtiment, le nouveau Frac dispose d’une salle d’exposition de 1 000 m2. Et, c’est un luxe, va pouvoir présenter régulièrement des œuvres puisées parmi les 5 000 pièces de ses réserves. Un indéniable acquis pour Rennes et pour l’accès du public à l’art contemporain. Notons que ce déménagement, prévu pour le premier semestre, s’accompagne aussi d’un autre transfert depuis Châteaugiron : celui des Archives de la critique d’art qui a pris les devants en s’installant à Rennes il y a quelques mois. Il s’agit là d’une institution remarquable et unique au monde rassemblant et exploitant les écrits des critiques d’art.
Pour en terminer avec ce catalogue des atouts de la ville, restent deux choses à évoquer : la présence à Rennes « d’une scène artistique émergente reconnue nationalement ». Des jeunes artistes en pointe, formés ici, partis d’ici, rayonnent dans le pays. C’est ce que constate pour s’en réjouir Patrice Goasduff, responsable de la galerie 40mcube qui se trouve elle-même aux avant-postes de ce mouvement. Deuxième constat, essentiel : ici, toutes les lieux agissant dans le champ de l’art actuel ont une habitude du « faire ensemble ». Tout le monde travaille avec tout le monde : le musée avec le Triangle, 40mcube avec la fac, l’École des beaux-arts avec la Criée, la Criée avec le musée, etc. Christophe Viart, de Rennes 2, souligne « le privilège » d’une ville comme Rennes qui peut « se prévaloir d’une pluralité de structures distinctes, en situation de travailler “en bonne intelligence” sans être ni superposables ni concurrentielles. »
Manque de visibilité ?
Donc tout va bien pour l’art à Rennes. Chacun s’accorde sur le « formidable potentiel de la ville ». Mais dans le même temps, pointe un « manque » de quelque chose. À entendre les personnes consultées dans le cadre de ce dossier, il manque une « mayonnaise », il manque un affichage plus visible, il manque une ligne directrice, il manque une personnalité ou un événement phare, il manque un peu d’audace… Plus en détail et en vrac : il manque une artothèque, il manque des collectionneurs et des galeries, il manque une politique plus résolue au Musée des beaux-arts…
En gros on reproche à Rennes les défauts de ses qualités. La qualité qu’elle possède et qui dans le monde d’aujourd’hui ne suffit plus, c’est la modestie. Philippe Hardy, directeur de l’École des beaux-arts est revenu dans la ville après quinze ans d’absence : « J’observe que Rennes est toujours une ville sérieuse, une ville où l’on travaille, où l’on expérimente… Mais on n’y fait pas de clinquant et on ne se fait pas assez valoir comme s’il y avait une sorte de fausse humilité alors même que nous avons des choses à revendiquer. »
Rennes besogneuse et pas clinquante
À ce stade, immanquablement, Rennes se compare à Nantes qui semble adopter le jeu inverse, celui de la com’. L’artiste Yves Trémorin ironise sur « l’astuce nantaise d’avoir transformé les œuvres d’art en patrimoine touristique avec Estuaires, un public nombreux et des budgets pharamineux. » Déficit de communication de Rennes ? Question de tempérament. Philippe Hardy qui a travaillé à Turin s’amuse de « la dualité Rennes-Nantes que l’on retrouve en Italie avec la dualité Turin-Milan. Turin la besogneuse, Milan la clinquante… »
Ce côté « besogneux » voire « obscur », l’adjoint à la culture le revendique clairement. René Jouquand : « Oui, la culture peut être utile pour le rayonnement. Mais moi, je préfère travailler la présence des activités dans la cité. Qu’après, cela entraîne des effets d’image, très bien, mais il ne faut pas inverser les choses et mettre la communication avant la réalisation. Nous, nous voulons des manifestations culturelles ancrées dans le territoire, sans exclusion sociale. Plutôt que de s’afficher, nous préférons œuvrer pour des interventions dans les quartiers ».
Pour louable qu’elle soit, cette modestie « rennaise » a son revers. Elle produit une image un peu floue. En faisant le choix de se situer davantage dans une fonction d’accompagnement que dans un rôle de locomotive, la Ville se voit reprocher par le « milieu » un manque d’affirmation, de leadership et de ligne claire. Lisibilité défaillante, accusent la plupart les acteurs, selon une posture d’ailleurs contradictoire puisque les mêmes qui revendiquent que la mairie soit davantage moteur ou leader s’effaroucheraient de la voir empiéter sur les prérogatives du monde de l’art.
La Criée fait des vagues
Avant l’automne le modus vivendi fonctionnait sans accroc jusqu’à ce que surgisse l’« affaire » de la Criée. La mairie, face à l’arrivée du Frac, a décidé de renoncer à transférer la Criée dans la future salle de la brasserie Saint-Hélier et suggère avec insistance que cette Criée fasse désormais cause commune avec le Frac. Emoi dans les rangs. Est-ce la mort de la Criée ? Larys Frogier, le directeur, décide dans le même temps de faire ses valises pour Shanghai. Curieusement la grogne du milieu s’exprime en sourdine sans que pour l’instant une seule, nous disons bien une seule déclaration publique se soit sortie de la bouche de quelque opposant que ce soit. On se contente de la parole mesurée et prudente de René Jouquand (voir son interview p. 15). Donc, silence dans les rangs. Comme le silence qui a suivi le discours de l’adjoint à la culture lors du dernier vernissage à la Criée (le 18 novembre), contrastant avec les applaudissements qui ont accompagné ce soir-là les dernières paroles du directeur.
Est-on en train de casser l’outil centre d’art contemporain au nom des économies budgétaires ? Certains le pensent et redoutent la perte de substance et d’autonomie d’un lieu emblématique de Rennes. En tout cas, nombreux sont ceux qui souhaitent que la ville consulte tous les acteurs et qu’il y ait une vraie « mise à plat » de toutes ces questions. Tous défendent l’idée que le lien qui unit toutes les structures actuelles, chacune dans sa fonction, forme un cercle vertueux. Mais c’est aussi un cercle fragile qu’il serait dommage de rompre.
Rien n’est encore fait. D’une part la Ville se donne deux ans pour discuter et décider. D’autre part, la directrice du Frac, se montre très réservée quand à la « mutualisation » de son nouvel équipement avec la Criée. « Ce n’est pas notre vocation », confie Catherine Elkar à Place Publique.
Aux frustrations rennaises du moment, ont peut penser que 2012 apportera des réponses. Un nouveau responsable à la Criée, un nouveau directeur au musée des beaux-arts. Mais surtout, deux événements majeurs qui vont secouer le paysage : la naissance du Frac et la tenue de la Biennale de Rennes. Ensemble et chacun à leur façon, ces deux rendez-vous ne peuvent qu’accroître la place de l’art contemporain à Rennes. Lequel est loin d’avoir dit son dernier mot.
Débat : Art contemporain à Rennes : des atouts et des questions
le lundi 16 janvier à 18 h à l'Espace Ouest-France.38, rue du Pré-Botté. Rennes
le lundi 16 janvier à 18 h à l'Espace Ouest-France.38, rue du Pré-Botté. Rennes
Le dossier : Art contemporain à Rennes
Texte > Christine Barbedet
Résumé > Au cours du printemps 2012, le Fonds régional d’art contemporain (Frac) de Bretagne rejoindra le quartier de Beauregard pour prendre possession d’une nouvelle structure de plus de 3 800 m2, à la hauteur de ses ambitions. L’architecture d’Odile Decq a été pensée à l’échelle d’un projet régional, outil de conservation et de diffusion des arts visuels contemporains. Rencontre avec sa directrice Catherine Elkar qui évoque aussi le rapprochement avec la Criée souhaité par la Ville de Rennes.
Texte > Christine Barbedet
Résumé > La municipalité souhaite un rapprochement actif entre son centre d’art La Criée et le nouveau Frac. L’information a fait l’effet d’une douche froide dans le milieu concerné: fusion de la Criée avec le Frac ? Disparition pure et simple de la Criée ? Les hypothèses vont bon train. La démission en décembre du directeur de la Criée, Larys Frogier, a confirmé le malaise. Dans l’interview ci-dessous, René Jouquand, l’adjoint rennais délégué à la Culture calme le jeu : oui, une coopération est souhaitée avec le nouveau Frac mais pas question de mettre en cause l’existence de la Criée. La mairie se donne deux ans de réflexion pour fixer les choses.
STANDARDS, le lieu des jeunes artistes et étudiants
Place Publique a demandé à l’association STANDARDS de réaliser une image cartographiée des lieux de l’art contemporain à Rennes (voir pages précédentes). STANDARDS est aussi un nouvel espace d’exposition ouvert depuis octobre. Depuis 2008 l’association rassemble des jeunes artistes ainsi que des étudiants issus d’une formation dans les métiers de l’exposition. Son but : mettre en place des temps de travail dans des lieux donnés en envisageant l’exposition comme une pratique à part entière. Cette pratique permet un va et vient constant entre approches artistiques et théoriques. Au-delà de cet aspect expérimental, l’objectif de STANDARDS est de favoriser la diffusion et l’aide à la production de jeunes artistes.
La programmation de la saison 2011-2012 est une réflexion autour de la notion du « commissaire-artiste » et la porosité entre à ces deux activités.
C’était question de dire, en octobre, interrogeait les modes de médiation, textuels ou oraux, entourant habituellement le travail d’un artiste au sein d’une exposition.
Seul et Grégaire, en décembre, part d’une réflexion autour de l’apprentissage artistique, par la mise en place d’une rencontre entre sept jeunes artistes issus des écoles d’art d’Annecy et de Rennes.
En février 2012, STANDARDS proposera une exposition consacrée à Jean-Pierre Dolveck, sculpteur breton décédé en 1990. Ce projet rendra possible un travail sur l’archivage d’une œuvre inconnue. Une mise en espace et des recherches sur la question du socle sera élaborée en collaboration avec Virginie Vallée, jeune designer.
En avril 2012, Aurélie Godard, et David Tramut, sont invités à travailler en collaboration sur l’espace même de la galerie pour une exposition in situ. Ces deux jeunes artistes, qui ne se connaissaient pas, ont été mis en relation par l’association. Enfin, pour clôturer cette saison, une carte blanche sera confiée à l’artiste Julien Prévieux.
- Standards, 2, rue des Portes Mordelaises, ouvert du mercredi au samedi de 14 h à 18 heures. Contact : www.standards-expositions.com
Place Publique a demandé à l’association STANDARDS de réaliser une image cartographiée des lieux de l’art contemporain à Rennes (voir pages précédentes). STANDARDS est aussi un nouvel espace d’exposition ouvert depuis octobre. Depuis 2008 l’association rassemble des jeunes artistes ainsi que des étudiants issus d’une formation dans les métiers de l’exposition. Son but : mettre en place des temps de travail dans des lieux donnés en envisageant l’exposition comme une pratique à part entière. Cette pratique permet un va et vient constant entre approches artistiques et théoriques. Au-delà de cet aspect expérimental, l’objectif de STANDARDS est de favoriser la diffusion et l’aide à la production de jeunes artistes.
La programmation de la saison 2011-2012 est une réflexion autour de la notion du « commissaire-artiste » et la porosité entre à ces deux activités.
C’était question de dire, en octobre, interrogeait les modes de médiation, textuels ou oraux, entourant habituellement le travail d’un artiste au sein d’une exposition.
Seul et Grégaire, en décembre, part d’une réflexion autour de l’apprentissage artistique, par la mise en place d’une rencontre entre sept jeunes artistes issus des écoles d’art d’Annecy et de Rennes.
En février 2012, STANDARDS proposera une exposition consacrée à Jean-Pierre Dolveck, sculpteur breton décédé en 1990. Ce projet rendra possible un travail sur l’archivage d’une œuvre inconnue. Une mise en espace et des recherches sur la question du socle sera élaborée en collaboration avec Virginie Vallée, jeune designer.
En avril 2012, Aurélie Godard, et David Tramut, sont invités à travailler en collaboration sur l’espace même de la galerie pour une exposition in situ. Ces deux jeunes artistes, qui ne se connaissaient pas, ont été mis en relation par l’association. Enfin, pour clôturer cette saison, une carte blanche sera confiée à l’artiste Julien Prévieux.
- Standards, 2, rue des Portes Mordelaises, ouvert du mercredi au samedi de 14 h à 18 heures. Contact : www.standards-expositions.com
Résumé > À l’université de Rennes 2, l’art est en vedette : on y trouve les arts du spectacle (cinéma, théâtre), l’histoire de l’art (où l’art contemporain est très présent avec un master réputé concernant les métiers de l’exposition) et enfin les arts plastiques. Cette dernière filière est forte de près de 1 000 étudiants. Christophe Viart, plasticien est professeur à Rennes 2 et à l’École des beaux-arts. Il nous présente cette filière de formation.
Résumé > Derrière ses vieux murs, l’institution de la rue Hoche bouge. Elle devient École européenne supérieur d’art de Bretagne. Réunie avec Brest, Quimper et Lorient, elle acquière une dimension nouvelle. Forte de près de 1 000 étudiants, elle peut engager le dialogue avec la Finlande ou l’Écosse. Point commun entre ces régions d’Europe, selon le directeur Philippe Hardy, elles ont quelque chose à dire sur les territoires de l’extrême.
Résumé > Des œuvres d’art dans la rue, sur les places, au fronton des bâtiments… Rennes est une championne de la commande publique et du 1 % artistique. C’est le fruit d’une volonté municipale affirmée depuis trente ans mais aussi d’une forte tradition née à l’université de Rennes. Double intérêt de la démarche : elle permet aux artistes de vivre et de se confronter aux architectes et à la population de rencontrer l’art contemporain sans se forcer.
Résumé > Depuis quelques mois, Rennes abrite les Archives de la critique d’art installées depuis vingt ans à Châteaugiron, dans l’ombre du Frac. Institution hors-norme, et même unique au monde, les Archives se situent au carrefour de l’art et de la recherche universitaire. Rencontre avec son « président-fondateur » Jean-Marc Poinsot et sa directrice Marie-Raphaëlle Le Denmat.
Texte > Nicolas Combes
Résumé > Une association : L’âge de la tortue. Un quartier : le Blosne. Un dispositif : 40 panneaux de libre expression. Un résultat : la publication d’un livre. Ainsi l’opération « Libre Affichage Libre » s’est-elle déroulée en 2010-2011, selon une démarche à situer entre recherche universitaire et expression artistique. Son objectif était de faire émerger ce que tout un chacun « a dans la tête » ou, dit autrement, de montrer « comment se fabrique le sens commun ».
Texte > Catherine Guy
Résumé > Jean-Jacques Leroux est le directeur du Centre culturel Colombier. Cet équipement associatif se consacre essentiellement aux arts plastiques et visuels : expositions (6 par an), résidences d’artistes, ateliers, édition… Sa galerie d’exposition attire 5 000 personnes par an. Jean-Jacques Leroux explique comment il conçoit le lien entre l’art contemporain et le territoire du quartier.
Texte > Bernard Boudic
Résumé > L’association Au bout du plongeoir s’est établie au manoir de Tizé. Au bord de la Vilaine, aux confins de Thorigné et Cesson, des artistes y viennent passer quelques jours ou quelques semaines, échanger avec d’autres artistes, avec le public, avec les membres de l’association. Ce centre d’aide à la création artistique est classé « équipement culturel d’intérêt communautaire » par Rennes Métropole.
Texte > Claude Schopp
Résumé > Le Balleroy est un immeuble de 116 logements voué à disparition. Cet automne, on y a installé un « musée éphémère », lieu d’exposition né de la rencontre féconde entre locataires et artistes sous le signe du souvenir. Quand l’art donne sens au passé, sans larmes mais dans la joie d’une humanité reconquise.
Texte > Christine Barbedet
Résumé > Artiste renommé et très actif dans le champ de l’art photographique, Yves Trémorin ne renie pas son ancrage rennais. Au contraire, il l’a toujours revendiqué. Dans cet entretien, il souligne aussi la « chance » de Rennes d’être dotée de multiples ressources dans le domaine de l’art. Mais il se fait aussi l’écho des inquiétudes du milieu quant à l’avenir.
Texte > Raphaële Jeune
Résumé > Raphaële Jeune est arrivée en 2007 à Rennes pour diriger les deux premières biennale d’art contemporain. Quatre ans plus tard, son contrat terminé, elle a choisi de rester dans la capitale bretonne. Elle témoigne de son expérience de travail dans cette ville et des qualités de sa scène artistique. Toutefois, elle plaide pour davantage d’audace et de lisibilité.
Texte > Patrice Goasduff
Résumé > Une nouvelle génération de jeunes artistes est en train d’émerger à Rennes. Ceci grâce à un écosystème (lieux, instances, réseaux) qui favorise la création. Aujourd’hui, la « scène rennaise » de l’art contemporain s’exporte un peu partout en France et dans le monde, contribuant à l’attractivité de notre métropole. Raison de plus pour ne pas relâcher l’effort, plaide Patrice Goasduff.
Texte > Serge Bouvier
Résumé > Professeur d’arts plastiques, Serge Bouvier entraîna ses élèves de Saint-Brice-en-Coglès dans l’aventure de l’« Alignement du XXIe siècle » d’Aurélie Nemours, dans le quartier de Beauregard. Il raconte cette expérience d’appropriation de l’art contemporain par les enfants… C’est aussi une ode à la vertu des puissants monolithes de Rennes
Texte > Georges Guitton
Résumé > La photographie tient son rang à Rennes. Multiples talents, multiples lieux, multiples initiatives. Pourtant, on s’accorde à dire que la ville manque d’un espace d’exposition permanent et d’un événement fédérateur. Tour d’horizon avec deux observateurs impliqués, Mirabelle Fréville et Claude Tible.
Texte > Georges Guitton
Résumé > La troisième Biennale de Rennes dénommée Les Ateliers de Rennes se déroulera de 15 septembre à 9 décembre 2012. Pour la prochaine manifestation, la commissaire d’exposition Anne Bonnin a choisi la figure du pionnier.
Texte > Georges Guitton
Résumé > Galerie associative, 40mcube est à la pointe de la jeune création contemporaine. Insolites, parfois dérangeantes, ses propositions se veulent ancrées dans le matériau et l’urbanisme d’aujourd’hui.
Texte > Georges Guitton
Résumé > Le Musée des beaux-arts de Rennes, qui est en train de changer de directeur, n’est pas absent de la scène de l’art contemporain. Même s’il n’est pas aux premières loges, il affiche une intéressante collection qui hélas ne s’est pas revitalisée ces dernières années. La vénérable institution a plutôt privilégié un travail en lien avec les autres acteurs rennais de l’art actuel (Université, Criée, Biennale).
Texte > Georges Guitton
Résumé > Lendroit Éditions est une structure originale. Créée par Mathieu Renard, elle se voue à publier des œuvres d’artistes sous forme imprimée. « In print we trust », son slogan en dit long.
Texte > Georges Guitton
Résumé > Tout le monde vous le dira. C’est là que les choses se passent. Pour qui s’intéresse à l’art, impossible de manquer la galerie Oniris. Elle est le cœur du contemporain à Rennes. Son rayonnement est incontestable. Son effet d’entraînement indéniable. Sa réputation nationale.
À notre demande, Thierry Nectoux a réalisé en août 2011 un travail sur les œuvres d’art de la commande publique à Rennes. Voici donc quelques œuvres visibles à Rennes, version « souterrain ». En effet, l’intervention dans les parkings de la Ville est devenue un point fort de la commande publique rennaise.
Thierry Nectoux est photographe indépendant depuis 1982. Après une formation de photographie à l’École Louis Lumière puis au sein du laboratoire professionnel Publimod’Photo, il s’est lancé avec passion dans le photojournalisme avec une prédilection pour le noir et blanc. Avec d’autres auteurs, il appartient à la coopérative Chambre noire (www.chambrenoire.com). Il enseigne à l’école SPEOS et fut pendant trois ans photographe à la Cinémathèque française. Engagé dans le social et dans les mouvements sociaux, Thierry Nectoux est aussi un insatiable voyageur, surtout en Amérique latine. Il a participé à de nombreuses expositions. En février 2011, il exposait au Carré d’art à Chartres-de-Bretagne un travail sur le Mexique dans le cadre du festival de cinéma Travelling Mexico. Thierry Nectoux est aussi l’auteur de livres, notamment : Bernard Lavilliers – Escales, voyages, destin d’un chanteur de passage, préface de Juliette Gréco (Flammarion) et 18e : journal de campagne, préface de Lionel Jospin (CDRII).
Thierry Nectoux est photographe indépendant depuis 1982. Après une formation de photographie à l’École Louis Lumière puis au sein du laboratoire professionnel Publimod’Photo, il s’est lancé avec passion dans le photojournalisme avec une prédilection pour le noir et blanc. Avec d’autres auteurs, il appartient à la coopérative Chambre noire (www.chambrenoire.com). Il enseigne à l’école SPEOS et fut pendant trois ans photographe à la Cinémathèque française. Engagé dans le social et dans les mouvements sociaux, Thierry Nectoux est aussi un insatiable voyageur, surtout en Amérique latine. Il a participé à de nombreuses expositions. En février 2011, il exposait au Carré d’art à Chartres-de-Bretagne un travail sur le Mexique dans le cadre du festival de cinéma Travelling Mexico. Thierry Nectoux est aussi l’auteur de livres, notamment : Bernard Lavilliers – Escales, voyages, destin d’un chanteur de passage, préface de Juliette Gréco (Flammarion) et 18e : journal de campagne, préface de Lionel Jospin (CDRII).
Patrimoine
Texte > Alain Croix
Résumé > La capitale de la Bretagne possède un stock considérable de photographies témoins de l’histoire. Un patrimoine unique et méconnu, estime Alain Croix qui recense ici les lieux d’archives où ce trésor est conservé : Musée de Bretagne, Ouest-France, Archives départementales, Archives municipales… Selon l’historien, ce patrimoine d’images a un très bel avenir devant lui…
L’entretien
Texte > Alain Croix
Résumé > La capitale de la Bretagne possède un stock considérable de photographies témoins de l’histoire. Un patrimoine unique et méconnu, estime Alain Croix qui recense ici les lieux d’archives où ce trésor est conservé : Musée de Bretagne, Ouest-France, Archives départementales, Archives municipales… Selon l’historien, ce patrimoine d’images a un très bel avenir devant lui…
Texte > Julie Salabert

Contexte > Lorsque l’on évoque la culture bretonne, on pense aux festoù noz, aux bagadou, au breton. Et l’on oublie que le gallo est la deuxième langue régionale en Bretagne. Parlé historiquement en Haute-Bretagne, c’est-à-dire en Ille-et-Vilaine, en Loire-Atlantique, à l’est du Morbihan et dans plus de la moitié des Côtes d’Armor, le gallo peine à retrouver une visibilité. Bertràn Ôbrée fait partie de ses plus fidèles défenseurs. Homme aux multiples facettes, il aborde la question avec sensibilité et poésie, que ce soit sur scène ou derrière un bureau. Chanteur dans trois formations successives (Ôbrée Alié, Bertràn Ôbrée Trio, Obrée Bé, Bertràn Ôbrée est devenu le directeur de l’institut Chubri1 en 2007. Avec nous, il aborde ici sa rencontre avec la langue gallèse et les raisons de son engagement.
Signes des temps
Contributions
Texte > Yves Morvan
Résumé > La croissance d’une métropole comme Rennes ne va pas à l’encontre du développement du territoire Breton et de ses villes moyennes. Au contraire, plaide ici Yves Morvan en forme de réponse au géographe Jean Ollivro. Ce dernier et un certain nombre d’élus vient de réveiller un vieux débat en lançant un “Appel pour l’équilibre urbain de la Bretagne” qui a recueilli 450 signatures, notamment d’élus, de gauche et de droite. Défendant les petites villes, les signataires s’élèvent contre les grandes métropoles supposées “tout contrôler” au détriment des “dynamiques territoriales” (voir le texte de cette pétition sur http://communvv.p5alias.domicile.fr/appel/index.php).

Texte > Gilles Cervera
Résumé > Les œuvres installées dans l’espace publique ne sont pas éternelles. La grande fresque qui ornait depuis 1985 une façade de la salle Omnisports, rue d’Isly, a été détruite en 2008 dans le cadre des travaux effectués sur cet équipement devenu « Le Liberté ». Intitulée « Bleu de Matisse », elle était due à Hervé Télémaque, un grand artiste haïtien. Faut-il déplorer cette disparition ? Les réactions ont été rares. Voici celle de Gilles Cervera, collaborateur régulier de Place Publique. Absente, la fresque perdure par les mots, les images et les souvenirs.
Texte > Christophe Clergeau
Contexte > L’Ouest a échoué dans la course aux initiatives d’excellence. Son projet multi sites en réseau correspondait bien à son histoire, mais n’a pas été compris à Paris. Il faut transformer cet échec en ambition collective à l’échelle de l’Armorique, cet ensemble réunissant les Pays de la Loire et la Bretagne.
Texte > Loïc Nouyou
Résumé > Rennes, une ville à la campagne ! Les champs sont à quelques minutes du centre-ville. Les paysans ont toujours entretenu des relations avec les citadins, approvisionnant la ville en produits de la ferme. Mais dans les années 60, l’urbanisation a distendu ces relations. Changement, aujourd’hui, les paysans de la périphérie sont devenus des urbains et retrouvent avec la tradition des circuits cours et de la vente directe.
Texte > Georges Guitton
Résumé > L’écrivain La Varende a passé son enfance à Rennes autour de 1900. Dans les années cinquante, il dresse un portrait de la ville. À la fois admiratif et critique.
Initiatives urbaines
Texte > Guy Baudelle
Résumé > Que sera Rennes dans 20 ou 30 ans ? Afin de le savoir, Guy Baudelle explore ici les quatre scénarios que vient d’imaginer la Datar (Délégation à l’aménagement du territoire) pour les métropoles françaises à l’ère mondiale. Hyperpolisation ? Régiopolisation ? Postpolisation ? Dépolisation ? Lequel de ces néologismes est-il susceptible de s’appliquer à Rennes ? Quels enseignements stratégiques en tirer pour la capitale bretonne ? Voici donc le deuxième volet à notre série prospective « Rennes 2040 », inaugurée dans Place Publique n° 14 par un texte d’Yves Morvan.
Le Rennes Des écrivains

L’AUTEUR > Le Rennes de Michèle Astrud est à dominante végétale. C’est celui des communes périphériques rayonnant autour de la ville-centre. C’est dans une de ces localités, Betton que vit Michèle Astrud, née à Dijon en 1964. Après des études secondaires à Mâcon, elle obtient un diplôme d’ingénieur à l’Insa de Lyon en 1987, option génie civil et urbanisme. Elle travaille alors pendant une dizaine d’années à Paris puis à Lyon dans diverses entreprises privées liées à la construction dans le domaine du bâtiment.
En 1999, elle devient professeur agrégé de Génie Civil et arrive à Rennes pour enseigner au lycée Pierre Mendés-France où elle est toujours.
Parallèlement, elle écrit des récits et des romans : Amitiés, L’aquarium, Souris Grises (prix Pierre Mocaer de l’association des écrivains bretons en 2005), Monplaisir Sans-souci (Éditions Entrepont), J’ai rêvé que j’étais un garçon (Diabase). En octobre 2011, elle publie Vue sur la mer, rouge (Diabase), dont un compte rendu est paru dans Place Publique numéro 13 (septembre-octobre 2011).
En 1999, elle devient professeur agrégé de Génie Civil et arrive à Rennes pour enseigner au lycée Pierre Mendés-France où elle est toujours.
Parallèlement, elle écrit des récits et des romans : Amitiés, L’aquarium, Souris Grises (prix Pierre Mocaer de l’association des écrivains bretons en 2005), Monplaisir Sans-souci (Éditions Entrepont), J’ai rêvé que j’étais un garçon (Diabase). En octobre 2011, elle publie Vue sur la mer, rouge (Diabase), dont un compte rendu est paru dans Place Publique numéro 13 (septembre-octobre 2011).
Place Publique #01
• David Bensoussan : Rennes et Nantes dans l'histoire, une vieille rivalité
• Daniel Delaveau : Pour un rapprochement Rennes-Nantes, le moment est favorable
• Jean-Marc Ayrault : Le traumatisme du plan Campus
• François Cuillandre : Chacun doit rayonner sur son territoire
• Fabienne Martin-Adam : A Rennes, les mosaïques des frères Odorico, des vies "Art déco"
• Hélène Guéné-Loyer : Odorico : de la couleur dans le quotidien
• Georges Guitton : Violette Leduc et les collégiens, histoire d'un scandale
• Daniel Delaveau : Pour un rapprochement Rennes-Nantes, le moment est favorable
• Jean-Marc Ayrault : Le traumatisme du plan Campus
• François Cuillandre : Chacun doit rayonner sur son territoire
• Fabienne Martin-Adam : A Rennes, les mosaïques des frères Odorico, des vies "Art déco"
• Hélène Guéné-Loyer : Odorico : de la couleur dans le quotidien
• Georges Guitton : Violette Leduc et les collégiens, histoire d'un scandale
Place Publique #06
• Tourisme urbain : Rennes s'est embellie et veut sa part par Dominique Irvoas-Dantec
• Joël-Yves Gautier : Louis Arretche, l'architecte qui a modelé Rennes
• Marie-Claire Mussat : Rennes, capitale de la musique (1939-1940)
• Yves Morvan : La Bretagne a-t-elle la "taille européenne" ? (Mauvaise question et fausses solutions)
• Joël-Yves Gautier : Louis Arretche, l'architecte qui a modelé Rennes
• Marie-Claire Mussat : Rennes, capitale de la musique (1939-1940)
• Yves Morvan : La Bretagne a-t-elle la "taille européenne" ? (Mauvaise question et fausses solutions)
Place Publique #07
• Hélène Bernard et Laurent Givord : A Rennes Métropole, des bâtiments basse consommation pour tous
• Bernard Boudic : ça chauffe pour la biodiversité
• Bernard Jégou : la liberté du chercheur garantit la découverte
• Georges Guitton : Prisonniers indigènes à Rennes
• Shireen Nazer, Suhail Abu Shosha et Armel Huet : En Palestine, le pari audacieux de la ville nouvelle de Rawabi
• Bernard Boudic : ça chauffe pour la biodiversité
• Bernard Jégou : la liberté du chercheur garantit la découverte
• Georges Guitton : Prisonniers indigènes à Rennes
• Shireen Nazer, Suhail Abu Shosha et Armel Huet : En Palestine, le pari audacieux de la ville nouvelle de Rawabi
Place Publique #08
• Annie Rouxel : L'Oulipo en trois paradoxes
• Annie Roudel : Quels lecteurs et quelle lecture pour l'Oulipo ?
• Georges Guitton : L'Oulipo et le savant mystère des Clous de l'esplanade
• Hervé Le Tellier : L'Oulipo et la ville, une affinité naturelle
• Marie Guyard : Une solution rennaise pour Diyarbakir
• Le Rennes des écrivains : Stéphanie Janicot : les visages s'effacent restent les pierres
• Annie Roudel : Quels lecteurs et quelle lecture pour l'Oulipo ?
• Georges Guitton : L'Oulipo et le savant mystère des Clous de l'esplanade
• Hervé Le Tellier : L'Oulipo et la ville, une affinité naturelle
• Marie Guyard : Une solution rennaise pour Diyarbakir
• Le Rennes des écrivains : Stéphanie Janicot : les visages s'effacent restent les pierres
Place Publique #09
• Bernard Boudic : Finalement, Rennes et Nantes font équipe
• Jean-Rchard Cytermann : La mondialisation dessine la nouvelle carte de l'enseignement supérieur
• Maurice Baslé : Les chances du Grand Ouest
• Yves Morvan : La délocalisation ou l'invention des universités en réseau
• Olivia Savatier-Sjöholm : Un Michel-Ange redécouvert au musée des Beaux-Arts
• Jean Delumeau : Le parcours d'un historien
• Christine Barbedet : Les fest-noz, patrimoine mondial de l'humanité
• Jean-Rchard Cytermann : La mondialisation dessine la nouvelle carte de l'enseignement supérieur
• Maurice Baslé : Les chances du Grand Ouest
• Yves Morvan : La délocalisation ou l'invention des universités en réseau
• Olivia Savatier-Sjöholm : Un Michel-Ange redécouvert au musée des Beaux-Arts
• Jean Delumeau : Le parcours d'un historien
• Christine Barbedet : Les fest-noz, patrimoine mondial de l'humanité
Place Publique #10
• Jean Danet : L'espace public face au "tout pénal"
• Laurent Mucchielli : Les jeunes dans la ville. L'intolérance vient de la montée de l'anonymat
• Daniel Delaveau : L'intercommunalité a sauvé les communes
• Georges Guitton : Jean Delumeau : "L'avenir est dans les saints"
• Jean-Louis Violeau : Christian Devillers, le plus architecte des urbanistes"
• Xavier Crouan : Rennes ouvre ses données
• Périg Bouju : Avec Georges Maillols (1913-1998), l'ivresse des hauteurs.
• Laurent Mucchielli : Les jeunes dans la ville. L'intolérance vient de la montée de l'anonymat
• Daniel Delaveau : L'intercommunalité a sauvé les communes
• Georges Guitton : Jean Delumeau : "L'avenir est dans les saints"
• Jean-Louis Violeau : Christian Devillers, le plus architecte des urbanistes"
• Xavier Crouan : Rennes ouvre ses données
• Périg Bouju : Avec Georges Maillols (1913-1998), l'ivresse des hauteurs.
Au sommaire des anciens numéros



























