LE DOSSIER
Logement : On ne pourra plus construire trop loin
Résumés des articles :
Où se loger ? Le coût des déplacements va s’en mêler
Texte > Laurent Givord directeur de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération rennaise (Audiar) et Isabelle de Boismenu architecte-urbaniste et sociologue, est directrice d’études à l’Audiar
RÉSUMÉ > Faute de logements neufs, les prix ont grimpé et repoussé loin de Rennes, au prix de coûteux déplacements, les populations de jeunes actifs. Pour contrecarrer ce mouvement, un ambitieux programme local de l’habitat, discuté avec chaque commune de la métropole, a commencé à avoir des effets et à diffuser une nouvelle vision de la ville. La crise économique amène aujourd’hui à le corriger. Surtout, la raréfaction de l’énergie et le changement climatique vont sonner le glas de l’étalement urbain.
RÉSUMÉ > Faute de logements neufs, les prix ont grimpé et repoussé loin de Rennes, au prix de coûteux déplacements, les populations de jeunes actifs. Pour contrecarrer ce mouvement, un ambitieux programme local de l’habitat, discuté avec chaque commune de la métropole, a commencé à avoir des effets et à diffuser une nouvelle vision de la ville. La crise économique amène aujourd’hui à le corriger. Surtout, la raréfaction de l’énergie et le changement climatique vont sonner le glas de l’étalement urbain.
Comment la ville s’est imposée à la périphérie. L’histoire d’un projet urbain
Texte > Catherine Guy maîtresse de conférences en Aménagement et Urbanisme à l’Université Rennes 2
RÉSUMÉ > La Ville de Rennes a imposé (pour leur bien ?) sa manière de voir aux communes de la Métropole. Nombre et types de logements à construire, mixité sociale, limitation de la consommation de terrains, catégories de population à ne pas oublier… La reconstruction après l’incendie de 1720, les architectes municipaux à la charnière du 19e et du 20e siècle, les grandes opérations de rénovation urbaine d’après-guerre, l’influence de l’école rennaise de géographie puis celle de Jean-Yves Chapuis, d’abord adjoint au maire puis vice-président de Rennes Métropole ont bâti un projet qui a sa cohérence et qui a diffusé dans toute la métropole à force d’imprégnation mutuelle, de conférences, de visites sur le terrain.
RÉSUMÉ > La Ville de Rennes a imposé (pour leur bien ?) sa manière de voir aux communes de la Métropole. Nombre et types de logements à construire, mixité sociale, limitation de la consommation de terrains, catégories de population à ne pas oublier… La reconstruction après l’incendie de 1720, les architectes municipaux à la charnière du 19e et du 20e siècle, les grandes opérations de rénovation urbaine d’après-guerre, l’influence de l’école rennaise de géographie puis celle de Jean-Yves Chapuis, d’abord adjoint au maire puis vice-président de Rennes Métropole ont bâti un projet qui a sa cohérence et qui a diffusé dans toute la métropole à force d’imprégnation mutuelle, de conférences, de visites sur le terrain.
Le Programme local de l’habitat est-il efficace contre la ségrégation ?
Texte > Gérard Darris directeur d’études dans le bureau d’études urbaines Cerur (Rennes), et Professeur associé de l’université de Rennes 2, enseignant dans le Master Aménagement et collectivités territoriales.
RÉSUMÉ > Les Programmes locaux de l’habitat (PLH) permettent aux intercommunalités de définir leur politique de l’habitat. L’observation de quelques PLH en Ille-et-Vilaine montre une grande diversité d’enjeux dans les territoires, et des capacités inégales à mettre en œuvre des programmes ambitieux. Les marges de manœuvre des politiques locales de l’habitat ne sont pas négligeables, mais elles restent limitées pour contrecarrer l’étalement urbain et la ségrégation sociale.
RÉSUMÉ > Les Programmes locaux de l’habitat (PLH) permettent aux intercommunalités de définir leur politique de l’habitat. L’observation de quelques PLH en Ille-et-Vilaine montre une grande diversité d’enjeux dans les territoires, et des capacités inégales à mettre en œuvre des programmes ambitieux. Les marges de manœuvre des politiques locales de l’habitat ne sont pas négligeables, mais elles restent limitées pour contrecarrer l’étalement urbain et la ségrégation sociale.
Paroles d’élus de Rennes-Métropole
RÉSUMÉ > Deux élus de Rennes Métropole, Guy Potin, chargé du logement, et Jean-Yves Chapuis, chargé des formes urbaines, s’expriment ainsi sur le programme local de l’habitat.
Gévezé : « Moins de logements collectifs !»
Texte > Jean-Claude Rouault, maire de Gévezé
RÉSUMÉ > À 17 km de Rennes, sur la route de Bécherel, la commune de Gévezé adhère étroitement au programme local de l’habitat de Rennes Métropole. Mais elle souhaite construire moins de logements collectifs.
RÉSUMÉ > À 17 km de Rennes, sur la route de Bécherel, la commune de Gévezé adhère étroitement au programme local de l’habitat de Rennes Métropole. Mais elle souhaite construire moins de logements collectifs.
Saint-Grégoire veut maîtriser son développement
Texte > Pierre Breteau, maire de Saint-Grégoire
RÉSUMÉ > Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Grégoire comptait environ 1 400 habitants. La population n’avait guère bougé… en cinq siècles. Aujourd’hui, elle compte plus de 8 500 habitants. Au-delà des chiffres, se posent de nouvelles questions sur ce qui fait la ville et sur les aménagements urbains nécessaires pour préparer la ville de demain et permettre aux habitants d’y vivre pleinement.
RÉSUMÉ > Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Grégoire comptait environ 1 400 habitants. La population n’avait guère bougé… en cinq siècles. Aujourd’hui, elle compte plus de 8 500 habitants. Au-delà des chiffres, se posent de nouvelles questions sur ce qui fait la ville et sur les aménagements urbains nécessaires pour préparer la ville de demain et permettre aux habitants d’y vivre pleinement.
Promotion : les bons plans du PLH
Texte > Olivier Brovelli, journaliste
RÉSUMÉ > Sans promoteurs, pas de construction. Sollicités par Rennes Métropole pour produire 4 500 logements par an, les opérateurs immobiliers de la place rennaise ont joué le jeu du Programme local de l’habitat (PLH). Sans difficulté. Moteur de croissance, puis remède anticrise, le PLH a trouvé un écho favorable chez les promoteurs privés comme les organismes HLM, en dépit des contraintes posées par la maîtrise foncière ou par son volet social.
RÉSUMÉ > Sans promoteurs, pas de construction. Sollicités par Rennes Métropole pour produire 4 500 logements par an, les opérateurs immobiliers de la place rennaise ont joué le jeu du Programme local de l’habitat (PLH). Sans difficulté. Moteur de croissance, puis remède anticrise, le PLH a trouvé un écho favorable chez les promoteurs privés comme les organismes HLM, en dépit des contraintes posées par la maîtrise foncière ou par son volet social.
L’AIVS : une agence immobilière pour les plus défavorisés
Texte > Michelle Cattania gérante de l’Agence immobilière à vocation sociale
RÉSUMÉ > L’accès au logement des plus modestes est facilité à Rennes par une agence immobilière un peu particulière. Mise en place en 1995, l’Agence immobilière à vocation sociale obtient des propriétaires privés des loyers inférieurs d’un tiers à ceux du marché en contrepartie de garanties contre les impayés, les risques de vacance ou les dégradations. Elle dispose de cinq cents logements-, y compris pour les personnes handicapées.
RÉSUMÉ > L’accès au logement des plus modestes est facilité à Rennes par une agence immobilière un peu particulière. Mise en place en 1995, l’Agence immobilière à vocation sociale obtient des propriétaires privés des loyers inférieurs d’un tiers à ceux du marché en contrepartie de garanties contre les impayés, les risques de vacance ou les dégradations. Elle dispose de cinq cents logements-, y compris pour les personnes handicapées.
La ville durable est à la fois dense et verte
Texte > Jean-Pierre Ferrand exerce depuis 20 ans une activité indépendante de conseil en environnement dans le pays de Lorient. Il travaille essentiellement à l’intégration de l’environnement dans les politiques publiques, et particulièrement dans le domaine de l’urbanisme.
RÉSUMÉ > Une ville dense peut être verte et désirable. S’appuyant sur cet apparent paradoxe, découvert lors d’une enquête auprès des habitants de Stockholm, l’urbaniste Alexander Stahle a développé une conception renouvelée de la ville. Quatre conditions, dit-il, doivent être respectées : considérer la nature comme un élément constitutif de la ville ; prévoir de longues continuités naturelles pénétrant la ville ; construire dense à proximité ou, sinon, en prévoyant des accès faciles ; inscrire enfin dans les documents d’urbanisme le besoin simple et commun de nature qui nous habite tous.
RÉSUMÉ > Une ville dense peut être verte et désirable. S’appuyant sur cet apparent paradoxe, découvert lors d’une enquête auprès des habitants de Stockholm, l’urbaniste Alexander Stahle a développé une conception renouvelée de la ville. Quatre conditions, dit-il, doivent être respectées : considérer la nature comme un élément constitutif de la ville ; prévoir de longues continuités naturelles pénétrant la ville ; construire dense à proximité ou, sinon, en prévoyant des accès faciles ; inscrire enfin dans les documents d’urbanisme le besoin simple et commun de nature qui nous habite tous.
La reconstruction au 18e : l’acte 1 de l’interventionnisme urbanistique
Texte > Gauthier Aubert maître de conférences d’histoire moderne à Rennes 2.
RÉSUMÉ > Après l’incendie de 1720 – mille édifices détruits –, commence à Rennes l’une des plus grandes aventures urbanistiques du 18e siècle français. Les architectes Robelin puis Gabriel père et fils doteront la ville de deux places royales, la place du Palais et la place Neuve qui deviendra celle de la mairie. Les parcelles étant réparties entre les anciens propriétaires, se constituèrent des sociétés qui permirent à des gens modestes de garder un pied dans le nouveau quartier, en s’associant à des plus fortunés. Mais ce volontarisme urbanistique masqua aussi le début d’une stagnation démographique de la capitale bretonne.
RÉSUMÉ > Après l’incendie de 1720 – mille édifices détruits –, commence à Rennes l’une des plus grandes aventures urbanistiques du 18e siècle français. Les architectes Robelin puis Gabriel père et fils doteront la ville de deux places royales, la place du Palais et la place Neuve qui deviendra celle de la mairie. Les parcelles étant réparties entre les anciens propriétaires, se constituèrent des sociétés qui permirent à des gens modestes de garder un pied dans le nouveau quartier, en s’associant à des plus fortunés. Mais ce volontarisme urbanistique masqua aussi le début d’une stagnation démographique de la capitale bretonne.
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