Patrimoine
Résumés des articles :
Les belles années rennaises de Céline (1918-1924)
Texte > Georges Guitton, membre du Comité de rédaction de Place publique
Résumé > Louis-Ferdinand Céline vécut à Rennes pendant six ans. Celui qui s’appelait encore Louis Destouches arriva ici presque par hasard. Y prépara son bac, y épousa une fille de notable, y devint père, étudiant et médecin. Puis un jour largua les amarres pour un voyage au bout de la littérature et parfois de l’abjection. Ce qui vaut à Rennes d’avoir oublié le séjour rennais de son carabin le plus singulier.
Résumé > Louis-Ferdinand Céline vécut à Rennes pendant six ans. Celui qui s’appelait encore Louis Destouches arriva ici presque par hasard. Y prépara son bac, y épousa une fille de notable, y devint père, étudiant et médecin. Puis un jour largua les amarres pour un voyage au bout de la littérature et parfois de l’abjection. Ce qui vaut à Rennes d’avoir oublié le séjour rennais de son carabin le plus singulier.
Jean-Marie et Pierre-Jack Laloy Un engagement laïc et républicain de père en fils
Texte > Benjamin Sabatier
Résumé > Jean-Marie et Pierre-Jack Laloy ont marqué Rennes, l’Ille-et-Vilaine et plus largement la Bretagne par la construction de nombreux bâtiments publics comme architectes du département mais aussi, pour le second, comme architecte des Postes. Leur style allie rationalisme et régionalisme. Ils sont les auteurs d’importants édifices comme l’École primaire supérieure de filles (actuel Institut d’études politiques), l’École nationale d’agriculture (actuel Institut national de recherche agronomique), la prison départementale Jacques Cartier, l’annexe de l’asile Saint-Méen, boulevard de Vitré, ou encore la prison de Saint-Malo.
Résumé > Jean-Marie et Pierre-Jack Laloy ont marqué Rennes, l’Ille-et-Vilaine et plus largement la Bretagne par la construction de nombreux bâtiments publics comme architectes du département mais aussi, pour le second, comme architecte des Postes. Leur style allie rationalisme et régionalisme. Ils sont les auteurs d’importants édifices comme l’École primaire supérieure de filles (actuel Institut d’études politiques), l’École nationale d’agriculture (actuel Institut national de recherche agronomique), la prison départementale Jacques Cartier, l’annexe de l’asile Saint-Méen, boulevard de Vitré, ou encore la prison de Saint-Malo.
Sainte-Anne Une place dans tous ses débats
Texte > Gauthier Aubert, historien et membre du Comité de rédaction de Place Publique. Il a contribué à la création des Amis du patrimoine rennais
Résumé > Jadis entrée nord de la ville, place populaire, haut-lieu de l’église catholique jusqu’à la Révolution et même bien après, la place Sainte-Anne est à un tournant. Dernière place encore aménageable de la ville, elle va subir des transformations dues aux travaux du centre de congrès et de la deuxième ligne de métro. Au nord-est de la place, trois immeubles sont visés dont celui qui affiche à son pignon Dubonnet et Ripolin.
Résumé > Jadis entrée nord de la ville, place populaire, haut-lieu de l’église catholique jusqu’à la Révolution et même bien après, la place Sainte-Anne est à un tournant. Dernière place encore aménageable de la ville, elle va subir des transformations dues aux travaux du centre de congrès et de la deuxième ligne de métro. Au nord-est de la place, trois immeubles sont visés dont celui qui affiche à son pignon Dubonnet et Ripolin.
Le Recueil irlandais de Rennes
Texte > Sarah Toulouse, conservatrice en chef, directrice-adjointe de la bibliothèque de Rennes Métropole
Le regard de Tolga Sezgin
Tolga Sezgin est un photographe turc. En février, à l’occasion du festival Travelling, consacré au cinéma turc, il a exposé au Carré d’art du Centre culturel Pôle Sud à Chartres-de-Bretagne, sous le titre « Fragments d’Istanbul », sa production et celle de quatre autres photographes indépendants du collectif Nar Photos. Invité à résider quelques jours à Rennes, il a été accompagné par le groupe de photographes rennais « Il pleut encore ». Il a travaillé à Chartres-de-Bretagne, à Saint-Jacques-de-la-Lande et à Rennes et a été enthousiasmé à l’idée de publier dans Place Publique.
Tolga Sezgin a 37 ans, les yeux bleus et le cheveu fou. Il vit sur une petite île proche d’Istanbul où il est né. Il a découvert tardivement la photographie, après des études de chimie. Il s’est formé seul, entamant en 1998 un projet à portée documentaire et sociale sur les enfants des rues. Puis il a suivi pendant trois ans un cours de photojournalisme organisé par World Press Photo. Photographe engagé, il a participé au projet Merhabarev qui groupait des photographes turcs et arméniens puis part en Irak, à la veille de la guerre, en suivant des personnes volontaires pour servir de « boucliers humains ».
« Durant mon séjour à Rennes, j’ai travaillé, dit-il, dans trois lieux différents.
Chartres-de-Bretagne a été ma première rencontre avec la Bretagne. Grâce à mon guide, François, j’ai découvert une ville calme, tranquille, organisée, verte, où enfants et personnes âgées se côtoient. Je crois que je suis de ceux qui apprécient une ville suivant la place qu’elle accorde dans la vie quotidienne aux personnes âgées et aux enfants. Mon ignorance de la langue et l’effort de compréhension qu’il m’a fallu fournir m’ont contraint à suivre certaines situations à distance. Cela transparaît d’ailleurs sur mes photos.
Ma deuxième découverte fut Saint-Jacques-de-la-Lande que j’ai ressentie comme une candidate à être l’un des centres alternatifs que la transformation urbaine a créés autour de la ville-centre. C’est pour moi une nouvelle représentation de la société postmoderne.
Le temps que j’ai passé à Rennes fut très différent. Il était plus facile de me mêler à la foule. C’est là que j’ai réalisé mes prises de vus en plans rapprochés. Au milieu d’une architecture de différentes époques, je me suis parfois cru sur le tournage d’un film. Il est évident qu’en si peu de temps, il est difficile de toucher l’histoire réelle des lieux. Peut-être faut-il lire ces photos comme le regard furtif d’un photographe, voyageur étranger qui traverse la ville. J’espère avoir un jour l’occasion de prendre le temps de fixer davantage mon regard sur votre belle ville »
TOLGA SEZGIN
Tolga Sezgin a 37 ans, les yeux bleus et le cheveu fou. Il vit sur une petite île proche d’Istanbul où il est né. Il a découvert tardivement la photographie, après des études de chimie. Il s’est formé seul, entamant en 1998 un projet à portée documentaire et sociale sur les enfants des rues. Puis il a suivi pendant trois ans un cours de photojournalisme organisé par World Press Photo. Photographe engagé, il a participé au projet Merhabarev qui groupait des photographes turcs et arméniens puis part en Irak, à la veille de la guerre, en suivant des personnes volontaires pour servir de « boucliers humains ».
« Durant mon séjour à Rennes, j’ai travaillé, dit-il, dans trois lieux différents.
Chartres-de-Bretagne a été ma première rencontre avec la Bretagne. Grâce à mon guide, François, j’ai découvert une ville calme, tranquille, organisée, verte, où enfants et personnes âgées se côtoient. Je crois que je suis de ceux qui apprécient une ville suivant la place qu’elle accorde dans la vie quotidienne aux personnes âgées et aux enfants. Mon ignorance de la langue et l’effort de compréhension qu’il m’a fallu fournir m’ont contraint à suivre certaines situations à distance. Cela transparaît d’ailleurs sur mes photos.
Ma deuxième découverte fut Saint-Jacques-de-la-Lande que j’ai ressentie comme une candidate à être l’un des centres alternatifs que la transformation urbaine a créés autour de la ville-centre. C’est pour moi une nouvelle représentation de la société postmoderne.
Le temps que j’ai passé à Rennes fut très différent. Il était plus facile de me mêler à la foule. C’est là que j’ai réalisé mes prises de vus en plans rapprochés. Au milieu d’une architecture de différentes époques, je me suis parfois cru sur le tournage d’un film. Il est évident qu’en si peu de temps, il est difficile de toucher l’histoire réelle des lieux. Peut-être faut-il lire ces photos comme le regard furtif d’un photographe, voyageur étranger qui traverse la ville. J’espère avoir un jour l’occasion de prendre le temps de fixer davantage mon regard sur votre belle ville »
TOLGA SEZGIN
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