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Logement : On ne pourra plus
construire trop loin
construire trop loin
par Bernard Boudic rédacteur en chef de Place Publique
Construire, construire… Depuis dix ans, c’est l’obsession de Rennes Métropole. Construire pour accueillir les nouvelles populations qui se pressent à ses portes et qui cherchent du travail, des services, une vie meilleure. Construire pour accueillir les jeunes qui quittent le cocon familial ou les couples qui se séparent. Construire en prévision du vieillissement de la population.
Car la métropole était sur une très mauvaise pente. Elle avait juste construit, entre 1990 et 2005, assez de logements pour ne pas perdre de population. Les prix des loyers et de l’accession à la propriété avaient grimpé. Rennes était réputée ville très chère. S’y faire muter avait des allures de catastrophe. Il fallait renoncer à être propriétaire, s’éloigner de la ville centre, voire renoncer à habiter les communes de la première couronne.
(lire la suite)
Construire, construire… Depuis dix ans, c’est l’obsession de Rennes Métropole. Construire pour accueillir les nouvelles populations qui se pressent à ses portes et qui cherchent du travail, des services, une vie meilleure. Construire pour accueillir les jeunes qui quittent le cocon familial ou les couples qui se séparent. Construire en prévision du vieillissement de la population.
Car la métropole était sur une très mauvaise pente. Elle avait juste construit, entre 1990 et 2005, assez de logements pour ne pas perdre de population. Les prix des loyers et de l’accession à la propriété avaient grimpé. Rennes était réputée ville très chère. S’y faire muter avait des allures de catastrophe. Il fallait renoncer à être propriétaire, s’éloigner de la ville centre, voire renoncer à habiter les communes de la première couronne.
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La voiture se cherche un avenir,
la ville aussi…
la ville aussi…
par Bernard Boudic rédacteur en chef de Place Publique
Plusieurs raisons ont conduit Place Publique à ouvrir le dossier de l’automobile. Une raison conjoncturelle d’abord. Alors que, de départs volontaires en plans sociaux, les effectifs n’ont cessé de fondre à l’usine PSA de La Janais et à La Barre-Thomas, il semble bien que l’on ait atteint un palier après des mois d’incertitudes. L’usine de La Barre-Thomas, route de Lorient, a retrouvé une certaine sérénité et, après une alliance avec un autre sous-traitant, pourrait repartir, forte du soutien de son ancienne maison-mère, Citroën. À La Janais où s’achève un plan de 1750 départs volontaires, accompagné d’une contraction des ateliers et de la suppression de l’une des trois lignes de montage, d’énormes efforts de productivité réduisent les temps de fabrication et trouveront à s’appliquer pleinement à la fin de cette année lors du lancement de la 508, la remplaçante de la 407… (lire la suite)
Plusieurs raisons ont conduit Place Publique à ouvrir le dossier de l’automobile. Une raison conjoncturelle d’abord. Alors que, de départs volontaires en plans sociaux, les effectifs n’ont cessé de fondre à l’usine PSA de La Janais et à La Barre-Thomas, il semble bien que l’on ait atteint un palier après des mois d’incertitudes. L’usine de La Barre-Thomas, route de Lorient, a retrouvé une certaine sérénité et, après une alliance avec un autre sous-traitant, pourrait repartir, forte du soutien de son ancienne maison-mère, Citroën. À La Janais où s’achève un plan de 1750 départs volontaires, accompagné d’une contraction des ateliers et de la suppression de l’une des trois lignes de montage, d’énormes efforts de productivité réduisent les temps de fabrication et trouveront à s’appliquer pleinement à la fin de cette année lors du lancement de la 508, la remplaçante de la 407… (lire la suite)
Deux universités, trois chantiers
par Bernard Boudic rédacteur en chef de Place Publique
Deux mois de voyage dans les universités pour la préparation de ce numéro 2 de Place Publique laissent une triple impression. Elle va de l’enthousiasme à la consternation en passant par la perplexité. Elle est changeante selon les jours. Elle varie au gré des rencontres et des interlocuteurs. L’université est multiple, à la fois séduisante et irritante, audacieuse et terriblement conservatrice. Et il est bien difficile de hiérarchiser ses jugements, de tenter d’émettre une vérité.
L’enthousiasme, c’est celui du chercheur qui met au point une nouvelle manipulation, de l’enseignant qui prépare une formation inédite mieux adaptée au monde d’aujourd’hui, de l’ingénieur qui met ses techniques à la disposition des étudiants. Ils sont bien dans leur peau. Ils parlent de leur métier avec chaleur et professionnalisme. Des « fonctionnaires » ? Allons donc : ils ont l’esprit d’entreprise. (lire la suite)
par Bernard Boudic rédacteur en chef de Place Publique
Deux mois de voyage dans les universités pour la préparation de ce numéro 2 de Place Publique laissent une triple impression. Elle va de l’enthousiasme à la consternation en passant par la perplexité. Elle est changeante selon les jours. Elle varie au gré des rencontres et des interlocuteurs. L’université est multiple, à la fois séduisante et irritante, audacieuse et terriblement conservatrice. Et il est bien difficile de hiérarchiser ses jugements, de tenter d’émettre une vérité.
L’enthousiasme, c’est celui du chercheur qui met au point une nouvelle manipulation, de l’enseignant qui prépare une formation inédite mieux adaptée au monde d’aujourd’hui, de l’ingénieur qui met ses techniques à la disposition des étudiants. Ils sont bien dans leur peau. Ils parlent de leur métier avec chaleur et professionnalisme. Des « fonctionnaires » ? Allons donc : ils ont l’esprit d’entreprise. (lire la suite)
Pour l’intelligence de la ville
par Jean Salaün directeur de la publication
La Ville. Voilà une invention humaine qui n’a cessé, depuis son origine, il y a cinq ou six mille ans, de croître et de prospérer. A tel point qu’aujourd’hui la moitié de la population mondiale vit en ville et qu’en France, près de 80 % des habitants sont des urbains. Plus encore, la ruralité elle-même n’existe guère hors d’un territoire dominé par la ville. Comment ne pas voir alors que quelques unes des questions relatives à l’avenir de notre société ou de notre économie sont bien des « questions urbaines » ? Se donner les moyens d’examiner ces questions et de tenter d’y répondre est devenu, pour les citoyens que nous sommes, une exigence et une priorité.
C’est avec ce souci de faire de la ville le lieu privilégié de nos interrogations actuelles que se lançait la revue « Place publique », en janvier 2007, à Nantes. Le promoteur de cette initiative, Thierry Guidet, a trente ans de journalisme derrière lui, dont une bonne partie à Ouest-France et à Nantes. Son but : créer « une revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines ». Vaste programme. En fait de « questions urbaines », les auteurs des articles limiteront l’essentiel de leurs investigations à celles qui se posent sur le territoire qu’occupent les agglomérations de Nantes et de St-Nazaire. Mais justement, c’est là où la ville est à l’œuvre, dans le contexte singulier qui est le sien, qu’on peut le mieux percevoir, analyser, interpréter… C’est là aussi, avec ses réseaux et ses identités diverses que l’habitant, le citoyen, le consommateur peut prendre part au débat… (lire la suite)
C’est avec ce souci de faire de la ville le lieu privilégié de nos interrogations actuelles que se lançait la revue « Place publique », en janvier 2007, à Nantes. Le promoteur de cette initiative, Thierry Guidet, a trente ans de journalisme derrière lui, dont une bonne partie à Ouest-France et à Nantes. Son but : créer « une revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines ». Vaste programme. En fait de « questions urbaines », les auteurs des articles limiteront l’essentiel de leurs investigations à celles qui se posent sur le territoire qu’occupent les agglomérations de Nantes et de St-Nazaire. Mais justement, c’est là où la ville est à l’œuvre, dans le contexte singulier qui est le sien, qu’on peut le mieux percevoir, analyser, interpréter… C’est là aussi, avec ses réseaux et ses identités diverses que l’habitant, le citoyen, le consommateur peut prendre part au débat… (lire la suite)
Pratique
Le premier débat de Place Publique
Environ soixante-dix personnes ont assisté, jeudi 20 mai à l'Espace Ouest-France, rue du Pré-Botté, au premier débat organisé par Place Publique : "Ville archipel et développement durable sont-ils conciliables ?"

Jean-Yves Chapuis

Christian Devillers
Les deux débatteurs en présence, Jean-Yves Chapuis, vice-président de Rennes Métropole, chargé des formes urbaines, et Christian Devillers, architecte et urbaniste, ont échangé sur trois thèmes : les proximités, les mobilités et la gouvernance. La ville durable doit, ont-ils dit, assurer des fonctions de proximité à l'échelle de la commune ou du quartier (les courses, l'école, la mairie...), ce qui correspond à des modes de déplacement doux (marche, vélo...), des fonctions de centralité à l'échelle de l'agglomération (culture, justice, universités, santé, équipement de la maison...) que doivent favoriser les transports en commun, voire la voiture, et des fonctions d'ouverture sur le monde (Paris, les autres villes, le monde) qui ne sont permises que par des transports rapides (TGV, avion). "Nous avons deux citoyennetés", a dit Jean-Yves Chapuis, la citoyenneté communale et la citoyenneté métropolitaine. "Les gens sont de très bons juges", a estimé Christian Devillers en parlant de l'habitat individuel dense de Saint-Jacques-de-la-Lande : "Nous avions rêvé d'autre chose mais c'était inaccessible. Ici, nous sommes bien et à dix minutes du centre-ville".
Place Publique répond ainsi à l'un de ses objectifs : apporter au citoyen des éléments de connaissance et ainsi nourrir le débat dans la ville et sur la ville.
Place Publique répond ainsi à l'un de ses objectifs : apporter au citoyen des éléments de connaissance et ainsi nourrir le débat dans la ville et sur la ville.
Le débat des lecteurs
Michel Phliponneau homme d'action, nourri d'expériences étrangères
En réaction à l’article de Solène Gaudin consacré au géographe et homme politique Michel Phlipponneau (Place Publique Rennes n° 3), nous recevons de Philippe Dupuis, de Perros-Guirec, les compléments d’information suivants : « Michel Phlipponneau a été un homme d’action et a souvent raconté son intervention en janvier 1957 dans un cinéma de Lannion lire la suite >
En réaction à l’article de Solène Gaudin consacré au géographe et homme politique Michel Phlipponneau (Place Publique Rennes n° 3), nous recevons de Philippe Dupuis, de Perros-Guirec, les compléments d’information suivants : « Michel Phlipponneau a été un homme d’action et a souvent raconté son intervention en janvier 1957 dans un cinéma de Lannion lire la suite >
Un prix
pour Jean-Louis Violleau
pour Jean-Louis Violleau

Jean-Louis Violleau, sociologue, collaborateur de Place Publique - il est l'auteur de notre série sur les architectes qui ont travaillé à Rennes et à Nantes - s'est vu remettre le 1er avril à Rennes le Prix du conseil général d'Ille-et-Vilaine pour l'ouvrage "Architecture contemporaine en Bretagne". Co-écrit avec Maryse Quinton, architecte et journaliste, et illustré par Armel Istin, cet ouvrage est paru aux éditions Coop Breizh. Georges Guitton en a rendu compte dans une chronique parue dans le numéro1 de Place Publique Rennes





